« Light up, light up,
As if you have a choice...
Even if you cannot hear my voice,
I'll be right beside you dear » J'ai pleuré.
C'était dans sa partie pour la Lettre aux Apôtres.
Parfois, c'est mieux de se lancer dans le vide,
Juste au cas ou on dégringolerait dans Wonderland.
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« Parfois, tu te regardes dans le miroir et tu ne comprends pas. Où sont passées les soirées, étendus dans la conformité du bonheur. Comment elles ont désertées le creux de tes prunelles asséchées des torpeurs désertiques du choix du malheur, juste pour se sentir vivre. Où a filé le temps où les sentiments étaient simples, noirs ou blancs, pas de nacré ni d'argent. Par où s'est éclipsée mon envie de continuer, à fond la caisse, à bout de bras, claquements de dents.
Dites-moi quand est-ce que j'ai arrêté d'être libre ? Dites-moi quand est-ce que mes opinions se sont entortillées pour me laisser dans ce labyrinthe de miroirs concaves et de larves de larmes cannibales. Je suis une multitude de teintes de gris et je suis incapable de savoir quel bourgeon je veux cueillir dans un jardin de verre.
Je ne sais plus qui je suis, l'obscène être brisée ou l'indescriptible artiste tendre, je ne sais plus, je ne sais même pas ce que je veux être, l'indésirée ou la désirable, et il n'y a plus d'échappatoire à ce dilemme puisqu'il n'y a aucun cisaillement possible d'une âme en ébullition.
Et tous ces souvenirs des jours où le sang coulait si vite... Je ne veux plus grandir, je veux rajeunir, trop, mourir en enfant de c½ur au lieu de continuer la descente vers la perte de tout ce à quoi je tiens. »
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Ça sert à rien de lire ça, je vous le dit tout de suite. De toute façon, plus personne me lit, j'écris comme une merde et je m'assume pleinement ces temps-ci. La Fin de la Cigarette, ça datte de cet été.
J'peux pas comprendre, j'imagine. J'peux pas tout savoir, j'peux pas être là, puisque j'ai manqué ma chance ou qu'il n'y en avait pas. Il y a certaines choses qui ne se partagent pas, peu importe ce qu'elle dit. J'ai jamais vraiment été là depuis un bout de temps de toute façon, je crois. J'étais dans le décors, j'étais les vestiges, je suis une épave qu'on vient visiter de temps à autre, quand on n'a plus rien à sauver. Parce que j'ai réussi à vous convaincre, je crois. Que ça vallait pas la peine, que ça vaudrait jamais la peine, et que de toute façon, je finirais la corde au cou. C'était des paroles à demi-songées pour me raccrocher. Mais ça a l'air que je vous ai fait croire. J'peux pas vous blâmer, je suis médiocrément trop parfaite dans ma pente.
J'imagine qu'à un certain point, il faut décrocher, qu'il faut dire : <C'est assez, arrête de t'en faire avec ça, c'est juste un fait!> Ça a arrêté de m'occuper la majeure partie du temps, je le vois pas trop, j'y pense pas vraiment. Mais quand j'ai la preuve, devant mes yeux, juste là, que je ne sers à rien, que Je Serai Jamais Pour Vous, Ce Que Vous Êtes Pour Moi, c'est presque comme avant, dans ce sous-sol, trois heures du matin, l'article avec November Rain en titre. Je sais plus quoi faire, je sais plus quelle bouée attraper, parce qu'il n'y en a pas vraiment.
Je suis comme elle. Je m'accroche à ce qu'on a été, il y a bien trop longtemps. Pendant un bout de temps, tu - vous - vouliez le rester, et moi je vous suppliais de rester, et finalement, je suis révolue. C'est rendue que j'ai honte à l'espoir.
Je sais, je sais, je fais pitié. Vous devez en parler souvent, à voix basse. Je suis jamais pissed. Juste tannée d'avoir mal souvent. Moins souvent que ça l'a été. Mais encore souvent.
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Playlist:
One Of A Kind, Placebo.
Comptine d'un autre été (l'après-midi), Yann Tiersen
Run, Snow Patrol
Alone, Downface
Don't Cry, Guns N' Roses
Sorrow, Pink Floyd
The Sacrifice, Michael Nyman